BARS ET RESTAURANTS

Des échoppes de rues aux meilleures tables, les ryotei,
le japon offre une variété de restaurants propre
à satisfaire tous les goûts et tous les budgets.
Si vous avez du mal à choisir, préférez
les restaurants dont les menus et les prix sont affichés.
Le nom et le style du restaurant sont souvent inscrits sur
les lanternes, mais celles-ci indiquent parfois un quartier
ou un événement.
RYOTEI ET RESTAURANTS KAISEKI
Les ryotei, aux gracieux jardins paysagers et aux salons privés
et élégants, offrent la meilleure cuisine japonaise.
Ces établissements fréquentés par les
politiciens et l'élite des affaires qui, parfois, louent
pour la soirée les services d'une geisha, offrent les
plats les plus raffinés de la grande cuisine, appelée
kaiseki. Les restaurants kaiseki servent une cuisine identique
mais dans un cadre moins exceptionnel. Leurs tarifs sont plus
accessibles, mais il est difficile de s'y faire accepter sans
avoir été présenté par un habitué
de la maison.
KYO-RYORIYA
Considérés comme une variante des restaurants
kaiseki, les kyo-ryoriya tirent leur nom de la ville de Kyoto
où ces établissements de luxe ont connu leur
apothéose. Ils évoquent partout au Japon les
saveurs chères à cette ville. Les plats légers
et raffinés utilisent des ingrédients typiques
tels que le fu, farine de blé et le yuba, peau de lait
de soja.
SHOJIN RYORIYA
Née elle aussi à Kyoto, dans les monastères
zen de la ville, la cuisine shojin ryoriya, composée
de plats végétariens, est servie dans de la
vaisselle laquée et dans des salons privés situés,
pour la plupart, aux abords de grands complexes monastiques.
KAPPO, IPPIN-RYORIYA, KORYORIYA
ET IZAKAYA
Ces
établissements sont les équivalents des bistros
français ou des restaurants de tapas espagnols et l'on
s'y rend pour boire et manger sur le pouce. La plupart de
leurs plats sont à la carte. Les kappo, dont la qualité
de la cuisine saisonnière se rapproche de celle des
restaurants kaiseki sont relativement chers. Les ippin-ryoriya
et izakaya, sortes de pub, proposent des versions améliorées
de la cuisine familiale japonaise. Koryoriya, enfin, signifie
« petits plats ». Il est difficile de différencier
ces établissements sans lire le japonais.
NOMIYA ET AKA-CHOCHIN
Sorte
de tavernes, les nomiya et les aka-chochin sont des versions
populaires des restaurants cités plus haut. L'aka-chochin
ou « restaurant à la lanterne rouge » tire
son nom de la lanterne criarde suspendue à sa porte
(attention, toutes les lanternes rouges n'indiquent pas l'entrée
d'un restaurant !). Les menus y sont généralement
inscrits sur des bandes de papier collées sur les murs
ou écrits à la main sur un tableau noir. Ils
sont presque exclusivement fréquentés par des
japonais.
RESTAURANTS SUSHI
Pour
déguster cette spécialité japonaise,
il existe toute une gamme de restaurants, allant des kaiten-zushi
aux prix modiques (où les sushis sont apportés
sur un tapis rotatif) à des établissements terriblement
coûteux, offrant des produits d'excellente qualité
et de toute première fraîcheur. Si aucun prix
n'est indiqué, il s'agit probablement d'un restaurant
haut de gamme. Au comptoir, il est d'usage de commander un
nigiri-zushi (façonné à la main) à
la fois. Ces bouchées ovales vous sont servies deux
par deux. À table, ou sur un zashiki (estrade de bois
recouverte de tatamis), demandez un assortiment de nigiri-zushi
qui vous sera apporté sur un plateau ou une planche
de bois poli.
LES NOUILLES
Elles sont de deux types : japonais et chinois. Les premières
se vendent dans les sobaya qui, malgré leur nom, proposent
non seulement des soba (pâtes de sarrasin) mais aussi
des udon (pâtes de blé) et des donburi (repas
complet à base de riz). Les secondes, connues sous
le nom de ramen (pâtes chinoises servies dans un bouillon
de porc ou de poulet), se trouvent dans les chuka-ryoriya,
restaurants chinois bon marché, ainsi que dans les
ramenya, magasins spécialisés, et enfin dans
les rues, sur les yatai, voitures à bras.
RESTAURANTS SPÉCIALISÉS
De
nombreux restaurants sont spécialisés dans un
type de plat : tempura (beignets de légumes et de crevettes),
tonkatsu (côtelettes de porc panées) ou shabu-shabu
(fondue japonaise). Pendant les mois d'hiver, le kani-nabe
(ragoût de crabe chaud) est très apprécié.
Les oden-ya proposent du oden, plat mijoté, des unagiya,
des anguilles grillées sur charbon de bois et des yakitori
ya, du poulet grillé. Enfin, les restaurants fugu servent
le poisson-lune ou diodon, un mets rare à la préparation
délicate, très recherché par les gourmets.
RESTAURANTS DE CUISINE ASIATIQUE
ÉTRANGÈRE
Les yakinikuya, restaurants coréens, servent des viandes
rouges cuites au barbecue, ainsi que les classiques kimchi,
pickles épicés. Les chuka-ryoriya sont des restaurants
chinois bon marché. Les esunikku proposent
des plats inspirés du Sud-Est asiatique.
RESTAURANTS OCCIDENTAUX
Les modestes yoshoku (cuisine occidentale) servent des plats
qui n'ont d'occidentaux que le nom comme l'ebi-furai (crevettes
frites) et le korokke (croquettes), déjà très
populaires pendant les périodes Meiji et Taisho. Le
riz, servi sur une assiette et non un bol, se mange avec une
fourchette. Grâce à la variété
de leurs menus (avec photos), leurs heures de fermeture tardive
et leurs parkings les famiri resutoranto (restaurants familiaux),
chaînes américanisées telles que Royal
Host, drainent une forte clientèle. Dans les grandes
villes enfin, il existe nombre de restaurants français
et italiens. Les portions sont souvent insuffisantes, notamment
pour le vin, et le pain y est servi à l'unité.
KISSATEN, COFFE SHOPS ET BARS
Pendant
des décennies, les Japonais ont fréquenté
les kissaten, salons de thé où ils pouvaient
passer des heures à feuilleter des magazines et à
fumer devant une tasse de kohi (café) soigneusement
torréfié, servi hotto (chaud) ou aisu (glacé)
et accompagné de kare raisu (riz au curry), de pirafu
(riz pilaf) et de sando (sandwichs de pain de mie). Aujourd'hui,
les kissaten tendent à disparaître au profit
de chaînes de coffee shops internationales, comme Douter
et Starbucks, où l'on peut déguster expresso
et cappuccino. Véritables institutions tenues par des
mama-san qui font office de confidentes, les bars de quartier
sont autant fréquentés pour leur ambiance familiale
que pour la vente de leurs produits alcoolisés. Dans
les grandes villes, des bâtiments entiers en sont remplis.
Enfin, une multitude de « bars à hôtesse
» dont beaucoup proposent l'attraction très populaire
du karaoké, attirent salarymen et touristes. Surveillez
les prix car ils ont tendance à s'enflammer pour les
étrangers.
|