RESTAURANTS
Face
à la profusion actuelle des restaurants (environ
80 000 pour la seule ville de Tokyo) et à la
richesse des cuisines régionales et étrangères,
il est difficile d'imaginer que, pendant des siècles,
l'alimentation ordinaire des japonais n'a été
constituée que de riz, de soupe miso et de pickles.
Cette austérité était nécessaire
dans un pays aux ressources limitées. Elle s'est
révélée bénéfique
puisque les Japonais ont ainsi appris à tirer
parti des produits saisonniers et à les accommoder
avec art pour les rendre attrayants. Célèbres
centres culinaires, Tokyo, Osaka et Kyoto sont très
fiers de leurs spécialités. Vous trouverez
autour des gares et dans les centres commerciaux une
multitude de restaurants. Beaucoup sont identifiables
grâce au court rideau de toile flottant au-dessus
de leur porte (noren). Parfois, un petit monticule de
sel se dresse près de leur entrée.
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REPAS ET HEURES DES REPAS
La
plupart des ryokan ainsi que certains hôtels servent
les petits déjeuners traditionnels entre 7 h et 9 h
du matin. Dans les coffee shops, vous pourrez goûter
au moningu (matin), plat composé de café, toasts,
oeuf à la coque et salade. L'heure du déjeuner
est comprise entre 11 h 30 et 13 h 30 ou 14 h. De nombreux
restaurants rouvrent leur porte à 18 h pour le dîner,
la fin du service se situant entre 21 h et 22 h dans les établissements
haut de gamme. Pour les fringales tardives, vous aurez le
choix entre les restaurants destinés aux salarymen
et les échoppes de rue vendant des ramen (nouilles
chinoises) et autres en-cas, souvent au-delà de minuit.
Les horaires des étals de soba (nouilles) s'étirent
entre la fin de la matinée et le début de la
soirée. Sachez enfin que, dans les petites villes et
les campagnes, beaucoup de restaurants ferment à 19
h, la plupart des touristes dînant dans leur ryokan.
RÉSERVATION ET CODE VESTIMENTAIRE
Si vous désirez vous rendre dans un restaurant kaiseki,
il est indispensable de réserver, parfois des mois
à l'avance (une précaution inutile ailleurs,
même pour les bonnes adresses). Les concierges des hôtels
peuvent vous aider à réserver et à repérer
les établissements sur un plan. Dans la plupart des
lieux, les tenues décontractées sont tolérées.
Les vêtements longs et amples sont pratiques lorsque
vous devrez vous asseoir sur un zashiki (estrade de bois recouverte
de tatamis). Mieux vaut éviter les parfums forts si
vous dînez dans un restaurant kaiseki ou si vous assistez
à une cérémonie du thé. Enfin,
rappelez-vous que vous devez toujours retirer vos chaussures
pour monter sur un tatami (attention, donc, aux bas et aux
chaussettes).
PLATS ET TEISHOKU
Vous
verrez dans la plupart des vitrines de restaurants des reproductions
en plastique, étonnamment réalistes, des différents
plats proposés, ainsi que leurs photos sur le menu
ou sur les murs. Pour commander, il vous suffira de les désigner.
Certaines cantines disposent de distributeurs de tickets où
chaque bouton correspond à un plat, tandis que de nombreux
restaurants proposent des teishoku (menu à prix fixes)
à l'heure du déjeuner (avant 14 h). Attention
aux surprises si vous demandez une modification. Dans les
restaurants luxueux, vous aurez probablement à choisir
entre les différents plats élaborés pour
chaque convive.
PRIX ET PAIEMENT
Les restaurants japonais offrent une telle variété
de prix - allant du bol de nouilles à 500 yens à
des plats raffinés, comme le steak de Kobe (massé
et nourri à la bière) pouvant atteindre 20 000
yens - que tous les budgets y trouveront leur bonheur. Beaucoup
d'établissements haut de gamme, dont les prix oscillent
le soir, entre 10 000 et 20 000 yens, servent à l'heure
du déjeuner des menus de qualité pour de, sommes
beaucoup plus modiques (de 3 000 à 5 000 yens). Généralement,
les prix indiqués étant nets, une taxe de 5
% est ajoutée à la note finale. Dans les coffee
shops et les lieus de restauration rapide, celle-ci est presque
toujours déposée sur la table - n'y laissez
pas l'argent, même si vous avez l'appoint, mais levez-vous
pour l'apporter au caissier. Dans les bars et dans certains
restaurants, vous devrez au contraire la réclamer.
Le montant, inscrit sur un morceau de papier, est présenté
sur un plateau sur lequel il convient de placer son argent,
la monnaie étant rendue de la même manière.
Sachez aussi qu'au Japon le pourboire n'existe pas et peut
être refusé. Si vous désirez arrondir
la note, « otsuri wa ii dess » signifie «
je n'ai pas besoin de monnaie », mais le succès
n'est pas garanti. Enfin, il est généralement
mal vu de demander une note séparée pour chacun,
les japonais ayant pour habitude de partager l'addition à
égalité entre les convives, ou que l'un d'eux
règle pour la totalité.
CUISINE VÉGÉTARIENNE
Bien que riche en légumes et aliments hautement protéinés
(d'origine végétale) comme le tofu ou le natto
(germes de soja fermentés), la cuisine japonaise est
loin d'être idéale pour les végétariens,
la plupart de ses plats étant préparés
à partir d'un bouillon de bonites séchées,
le dashi. L'exception à cette règle est la cuisine
shojin ryori qui utilise des bouillons à base de varech
et de champignons.
RESTAURATION RAPIDE
Les fast-food japonais, tels que Mosburger, côtoient
les chaînes occidentales omniprésentes, McDonald's
en tête. Vous trouverez un peu partout des échoppes
de quartier, ouvertes tard le soir, proposant une vaste sélection
de paniers bento ainsi que de plats à avaler sur le
pouce comme l'onigiri.
RAYONS ALIMENTAIRES ET MARCHÉS

Les sous-sols de la plupart Les grands magasins regorgent
de stands colorés où vous pouvez trouver aussi
bien des sushi et des paniers bento que des produits importés.
Environ une heure avant la fermeture, les commerçants
baissent les prix sur de nombreux produits, de 100 à
300 yens et proposent parfois de faire goûter leurs
spécialités, sans obligation d'achat. Sur les
étals de marchés sont exposés avec an
en-cas boîtes de bonbons, thé, biscuits au riz
et fruits.
BOULANGERIES
Les nombreuses boulangeries ne vendent souvent qu'une variété
de pains sucrés : le pain étant toujours considéré
par les Japonais davantage comme un en-cas que comme un produit
de base. Les croissants sont souvent fourrés avec une
pâte de haricots rouges. Dans les grandes villes, il
est possible de trouver tous les types de pain, y compris,
depuis peu, des brioches, alors que dans les campagnes, le
pain blanc, skokupan, reste prédominant.
DISTRIBUTEURS AUTOMATIQUES
II
est difficile de se déplacer au japon sans rencontrer
un distributeur automatique, l'un des avantages de cette société
quasi exempte de vandalisme. Ils proposent en-cas et boissons
légères, café froid ou chaud, thé
vert et même bière en cannette. Ils sont faciles
à utiliser (les prix, raisonnables, sont inscrits en
chiffres arabes) et ils rendent la monnaie.
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