GUERRE CONTRE LA CHINE ET SECONDE GUERRE MONDIALE


Les efforts pour transformer le japon féodal en un État industriel moderne causèrent une dislocation sévère de la société. En 1929, lorsque la Bourse s'effondra, les ressentiments nourris contre ceux qui s'étaient enrichis grâce aux exportations s'amplifièrent. Des militaires et des membres du gouvernement s'approprièrent des terres chinoises ou russes, pensant s'assurer ainsi des matières premières et renforcer la sécurité nationale. Parallèlement, un mouvement pan asiatique, qui prônait la libération de l'Asie par le japon, prit de l'ampleur. En 1937, le pays était embourbé dans une guerre sans espoir contre la Chine, approfondissant ainsi le fossé qui le séparait du reste du monde.
Lorsque les États-Unis coupèrent l'accès du japon à son approvisionnement en pétrole, Tokyo fit une tentative désespérée pour prendre le contrôle du
Pacifique en attaquant par surprise Pearl Harbour, à Hawaii, en décembre 1941. Quelques mois plus tard, le Japon s'emparait de l'Asie du sud-est.
En 1944, les bombardiers américains détruisirent les villes nippones. En août 1945, les États-Unis lancèrent une bombe atomique sur Hiroshima, puis une autre sur Nagasaki, entraînant l'entrée de l'Union soviétique dans la guerre du Pacifique. L'empereur Hirohito ordonna au Cabinet de solliciter la paix.